INERTA : une solution innovante de découplage de vos électroniques et enceintes 1


Les produits de découplage pour les électroniques, au même titre que l’acoustique de la pièce et les meubles, font partie de la qualité de restitution musicale. J’ai, au cours de ces dernières années, essayé de nombreux produits avec plus ou moins de réussite dans la configuration de mon système et de ma pièce qui peut être assez singulière. On peut citer entre autre, Aktyna, Franc Audio, Symposium, BFLY, Epure.

Ces dispositifs sont basés sur une mise en place d’une bille de matière spécifique, en appui entre le support et le produit à découpler. Autant j’ai pu être convaincu dans le passé de l’utilisation de tels produits avec des électroniques, autant je n’ai jamais été réellement convaincu de l’apport sur des enceintes. Dans la plupart des cas, le résultat était mauvais avec une restitution amaigrie et désincarnée.

Les deux seuls produits vers lesquels je reviens régulièrement sont les Rollerblocks de chez Symposium et les différents produits de chez Franc Audio.

A la lecture de Living Leedh, j’ai découvert l’existence d’un découplage spécifique pour les enceintes Leedh C/E/E2. Ce découplage, développé par Michel, niché dans un joli coin de Bretagne, se base à la fois sur un plateau d’une épaisseur de 3 à 4cm dans laquelle différents matériaux sont incorporés pour assurer la performance attendue, mais également sur un découplage entre ce plateau et le sol, par une bille. En fait le découplage est opéré via 3 de ces billes et leurs supports spécifiques. Ces plateaux de quelques kilos, sont adaptés à la découpe des pieds des enceintes Leedh.

La technologie derrière ce système de découplage dénommé INERTA, est couverte par un brevet mis en œuvre par Michel suite à sa longue expérience dans les matériaux composites au sein de THALES.  

Passons maintenant à la mise en œuvre. Jusqu’à présent, mes Leedh E2 glass sont découplées du sol par des pieds Franc Audio Slim Foot (3 par enceinte). L’installation des plateaux INERTA se fait sans encombre avec un ajustement au cordeau. Après avoir remis les enceintes sur ces supports, il ne reste plus qu’à écouter.

Les premières minutes sont déstabilisantes : la restitution est amaigrie et désincarnée comme au pire moment de mes essais de découplage des enceintes.  Michel m’avait prévenu qu’il fallait un temps de mise en place qu’il ne sait pas expliquer. Il est vrai que les plateaux sont arrivés bien frais à la maison et que les matériaux secrets utilisés dans le support ont besoin de revenir à une température plus tempérée.

Au bout de 48 heures de mise en œuvre, je redémarre une écoute sérieuse. Malgré le fait que j’ai été été prévenu, il est impressionnant de voir comment ce que je dénommerais “rodage” par  fainéantise intellectuelle, a apporté à la restitution. Je me trouve devant des enceintes et un système qui dans cette configuration restituent une scène large et profonde. De manière beaucoup plus étonnante, avec également plus de basses. On ne parle pas de basses baveuses et non résolues, mais d’un spectre étendu dans le bas avec beaucoup de détails que je n’avais pas encore entendu. Je redécouvre des titres que j’avais perdu de vue. Au-delà de ce premier ressenti, la restitution est aérée et apporte une émotion à la fois sur les instruments et les voix.  Souvent, ce genre d’impression est éphémère et dans le long terme…s’estompe. Ce n’est vraiment pas le cas avec ce système avec lequel j’ai tourné pendant quasiment un mois. A l’issue de ce mois, et profitant de la venue d’un ami, je repasse sur les pieds Franc Audio (Slim Foot sous les Leedh E2). Le résultat est sans appel, les supports INERTA sont remis sous les enceintes au bout de 15 minutes. Qu’il va être difficile de les renvoyer !

Michel, en bon Druide Breton, avait également glissé un plaque dans le colis pour le caisson de basses Leedh 20.1 que je n’ai plus. Michel a insisté pour que je le teste sous mes électroniques (DAC et Streamer) même si la dimension n’était pas optimale car les électroniques ne reposaient plus sur leurs pieds. J’ai donc glissé cette plaque avec ses supports billes successivement sous mon DAC et mon Streamer et j’ai également donné un peu de temps au système pour s’équilibrer. Comme pour les enceintes, au bout de 48h ces plaques apportent encore une amélioration, dans les extensions des spectres et dans les détails. Chez moi, cet apport est plus audible sous le DAC que sous le streamer et il aurait fallu que je continue  les tests sous d’autres appareils. Le temps m’a manqué et il a fallu renvoyer les produits avec quelques certitudes :

  1. Je vais investir dans ces supports pour mes enceintes
  2. Avec une plaque mieux adaptée en terme dimensionnel pour mes électroniques, la restitution aurait certainement pu aller plus loin.

Je ne sais vraiment pas ce que le Druide a mis dans ces supports, en tous cas beaucoup d’ingénierie, de savoir-faire  et vraisemblablement des heures d’essais et de mise au point. Au-delà du cas particulier des Leedh, Michel propose des plateaux adaptés pour toutes les électroniques et enceintes ce qui permettra à tout un chacun de pouvoir en profiter. Depuis peu il décline également des solutions pour plateaux de platines LP et dernièrement sur des câbles. Les dimensions sont à adapter à vos besoins. En terme de couleurs vous aurez droit au noir,  blanc, gris métal avec vernis brillant, satiné ou mat. D’autres couleurs sont possibles avec un léger surcoût.

En résumé, certainement de beaux essais bien instructifs. C’est une belle découverte qui s’est améliorée en terme de design au cours du temps et qui rejoindra dans les prochains mois mon installation.

N’hésitez pas contacter Michel via son site Druide Audio…..ou sur le sujet ouvert sur le forum ici.