Serveur Roon…et bien plus : dernières évolutions 1


Il y a quelques mois je m’étais lancé dans la mise en oeuvre d’un serveur roon sur PC passif sur la base d’un CPU Ryzen 7, d’un boitier HDPlex H 2nd Generation et d’une alimentation linéaire HDPlex de 400W (cheminement ici).

Suite à la sortie d’un nouveau boitier plus petit chez HDPlex, le H1.S v2, je me suis relancé dans l’aventure d’un serveur dédié. En plus de ce boitier, la liste de course se compose de :

Pas besoin de carte graphique additionnelle car le chipset intel s’en charge. Je réutilise les 2 SSD de 2To Crucial de la configuration avec le boitier H5.

Le montage se fait facilement, avec la doc présente avec le boitier. Ce qui est perturbant sur ce boitier est qu’il n’y a pas de LED de fonctionnement et bien sûr comme tout est passif, on se demande s’il est en route. L’ajout d’un moniteur pour l’installation permet de régler le bios et de lancer l’installation de Fedora 27 Server dans un premier temps.

En plus de l’OS j’installe sur ce serveur :

  • Roon Server
  • LMS Server
  • Minimserver (serveur UPnP)
  • BubbleUPnP Server (pour la compatibilité OpenHome et Gapless)
  • Resilio Sync pour assurer la synchronisation et sauvegarde de la musique

Le tout installé et tournant sans encombre, la température est bien maîtrisée avec un CPU ne dépassant jamais 60°C même en transcodage PCM vers DSD 128.

Me voilà donc avec deux serveurs…..Je me lance donc dans la transformation du PC dans le boitier HDPlex H5 (sur base Ryzen 7) en NAS. Pour celà, je remplace les deux SSD de sauvegarde par 2 disques durs 2.5 pouces Seagate ST400LM024 de 4To. Pour la partie OS, j’installe OpenMediaVault en version 4 qui est la seule compatible avec les CPU Ryzen. Cette distribution est purement orientée NAS et vous propose tous les outils pour installer des disques durs, gérer du RAID et les fonctions SMART associées aux disques durs, mise en oeuvre de NFS/CIFS/WINS pour les partages de fichiers, SSH, FTP, Rsync etc…tout en vous proposant des évolutions par plugin. L’installation se fait sans encombre, le partitionnement et le formatage des disques durs est aussi simple que sur des NAS type Synology ou QNAP grâce à l’interface graphique proposée.

J’ai installé sans encombre Resilio Sync pour assurer la synchronisation et backup avec le serveur. En effet je ne me sers pas de la fonction RSync intégrée trouvant Resilio plus simple de mise en oeuvre. J’ai installé un serveur Roon mais n’ai pas encore fait de test versus le nouveau serveur sur base Intel i5-8400.

L’idée de départ était de faire tourner le NAS-Ryzen avec l’alimentation linéaire de 400W et faire tourner le serveur sur base de i5-8400 avec une alimentation linéaire HDPLEX de 200W. Lors d’une écoute avec un ami, nous est venu l’idée de brancher le serveur sur la 400W. Et bien, quelle ne fût pas la surprise de constater une amélioration de la dynamique générale ainsi que d’une meilleure fluidité de la restitution sonore. Je vous confirme que l’on parle bien du serveur ! Résultat, après quelques aller-retours, l’alim de 400W reste sur le serveur et le NAS s’appuie sur la 200W qui est largement suffisante.

A noter que l’alimentation de 400W de HDplex est la dernière version en date. En effet, il semblerait qu’il y ait beaucoup de problèmes de fiabilité sur cette alimentation ce qui fait que HDPlex a retiré sur les dernières versions la partie ajustable en tension. Est-ce que la performance de l’alim 400W vient de là ou uniquement du surcroît de puissance, ou conception vs la 200W : difficile à se faire une idée rationnelle.

En dernier lieu, et en anticipant une question que certains pourraient se poser : pourquoi installer 3 serveurs….En fait pour deux raisons. La première, il est toujours intéressant de se faire une idée du matériel testé avec plusieurs type de serveurs ne serait-ce que pour la compatibilité. La deuxième….comment dire…..et bien aucun ne sonne pareil. Il est toujours surprenant de voir ou plutôt d’entendre comment un serveur LMS et un renderer compatible (squeezelite ou UPnP via plugin) sonne très très très bien (voire mieux que d’autres) après autant d’années de service. Mais quel est le mystère derrière ce fait ?

La seule constante est que le serveur monté sur une Fedora 27 et dans ce contexte écrase largement et sans ambiguïté, un serveur de type Innuos Zenith SE MK2 que j’ai possédé très brièvement. Je reviendrai probablement sur la comparaison entre un serveur sous Fedora en DIY et un produit optimisé tel que l’innuos dans les jours/semaines qui viennent.

 

 

 


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